Le Québec ignore la BI en Open Source, mais jusqu'à quand ?


Lundi 28 Mai 2012

Comparant le développement des marchés en Europe et en Amérique du Nord, j'ai constaté depuis plusieurs mois quelques différences majeures. Le marché de l'intelligence d'affaires au Québec est encore essentiellement détenu par les grands vendeurs Etats-Uniens, SAS, Microsoft, IBM, Oracle, et SAP (dont tout le monde sait qu'il est Allemand, mais dont la majorité des américains pense qu'il est américain). La Business Intelligence dite "agile" commence tout juste à poindre. QlikView est présenté au travers de quelques séminaires, Tableau Software investit en publicité - sur Decideo.ca ce qui est forcément un bon choix :-)

En revanche du côté des logiciels à code ouvert (les technologies open source), c'est plutôt le calme plat. Où sont les Jaspersoft, Talend, SpagoBI, BIRT, Jedox… et j'en oublie ?

Depuis maintenant cinq ans, en Europe, ces éditeurs proposent des solutions alternatives sérieuses aux grands vendeurs traditionnels. Pourquoi le Québec resterait-il à l'écart de ce mouvement ?




Le Québec ignore la BI en Open Source, mais jusqu'à quand ?
Je pensais qu'il s'agissait d'un manque d'information. J'ai donc imaginé organiser une conférence sur le sujet, au mois de juin, pour faire le point sur les technologies ouvertes en intelligence d'affaires. Certains me l'avaient déconseillé, les membres du chapitre Montréal de TDWI par exemple, déçus du manque d'intérêt de la journée qu'ils avaient organisé sur le sujet il y a un an.
Après plus de deux mois de promotion, d'annonces sur les réseaux sociaux, j'ai du reconnaitre mon échec. Une petite dizaine d'inscrits, pour une conférence gratuite, qui proposait de faire le point au travers de cas d'entreprise et de dresser le panorama des solutions. Echec donc, qui nous a conduit, avec notre partenaire Savoir-Faire Linux, à annuler cette conférence.

Du côté des éditeurs, même indifférence. Encore plus étonnante d'ailleurs. Il m'a fallu insister lourdement, et parfois même me faire menaçant, pour obtenir de certains une réponse polie concernant leur participation éventuelle. Réponse polie qui consistait généralement à ne pas me donner de réponse. Je peux donc l'affirmer aujourd'hui : Le Québec n'intéresse pas les éditeurs open source ! Alors que certains comme Talend font du bruit tous les jours sur les médias sociaux, ils n'ont même pas daigné répondre à mes messages. D'autres encore comme SpagoBI, Jaspersoft ou Actuate ont du être relancés plusieurs fois avant de convenir que le Québec ne les intéressaient pas. Ces mêmes éditeurs investissent pourtant parfois dans des projets importants en Amérique du Sud, en Russie, en Asie… le Québec serait-il un marché moins porteur que le Paraguay ?

Mais il faut plus qu'une annulation de conférence pour me faire changer d'avis ! Et si les professionnels de l'intelligence d'affaires ne souhaitent pas se réunir autour des technologies ouvertes, cela ne m'empêchera pas de faire un tour du sujet au travers du web. Histoire de corriger certains a priori ou certaines méconnaissances de ce que sont et ne sont pas les technologies ouvertes.

Le Printemps Erable oublie les technologies ouvertes

C'est peut-être osé, mais je me risquerai à une mise en perspective de la tension sociale actuelle au Québec et du désintérêt des entreprises pour l'open source.
Lorsque dans les rues de Montréal défilent depuis quelques jours des familles, des adultes, des étudiants, des seniors, des citoyens de tous âges, créant ce tintamarre des casseroles dont on parle dans le monde entier, combien de "CIO" sont parmi eux ?
Corrélation sans rapport ? Peut-être pas. J'ai l'impression que cette foule bruyante qui se sent ignorée de son gouvernement (pourtant démocratiquement élu rappelons-le), éprise de liberté, de partage, de communion, n'est pas si éloignée des valeurs de l'open source. Monsieur le CIO, qui préfère cette appellation anglo-saxonne à celle de "directeur des technologies de l'information", serait-il moins social, plus libéral ? Mais finalement plus attaché au confort, apparent, proposé par les bureaux cossus des grands éditeurs de logiciels nord-américains. De passage récemment dans les bureaux de l'un d'eux dans le centre-ville de Montréal, j'étais impressionné par le calme, l'espace, la vue sur Montréal, le confort des canapés en cuir, les meubles design, et toutes les technologies modernes… que je retrouve dans le prix de mes licences ! Il est pourtant loin le temps où IBM fournissait aux entreprises matériel, logiciel, consommables et services, y ajoutant le directeur des TI acquis à sa cause; faisant et défaisant dans les années 60/70 les carrières de certains.

Idées reçues

Le monde de l'open source offre des perspectives différentes. Peut-être par méconnaissance, les professionnels de l'intelligence d'affaires au Québec semblent les ignorer. Alors corrigeons quelques idées reçues.

L'open source c'est pour les petits joueurs, ce n'est pas sérieux : Faux
Peut-être était-ce vrai il y a quelques décennies lorsque Linus Torvald développait Linux pendant ses nuits. Mais aujourd'hui vous ne pourriez pas lire cet article sans le concours de logiciels open source. La majorité des serveurs web, des équipements techniques de nos entreprises, peut-être votre fureteur Firefox, et votre logiciel de téléphonie par Internet, je suis prêt à parier qu'ils utilisent des composants à code ouvert. Même les plus grands éditeurs de logiciels propriétaires incorporent des morceaux de code ouvert dans leurs outils, au risque d'ailleurs que cela leur soit reproché. Vous ne le savez peut-être pas, mais le système d'information de votre entreprise s'effondrerait demain s'il était privé de ses composants open source. Et votre budget informatique en prendrait un sacré coup s'il fallait les remplacer demain par une version propriétaire.

L'open source est plus technique : Vrai
C'est totalement juste. Les outils open source sont développés par des passionnés de technologie. Et il faut reconnaitre que leurs points forts ne sont ni dans l'interface graphique, ni dans l'ergonomie, le marketing, la documentation, l'envie d'acheter ou l'effet Whaou! Comme s'ils se complaisaient dans un environnement réservé aux geeks, les développeurs open source ont bien du mal à rendre leurs produits attractifs. C'est sans doute la principale raison de leur échec commercial sur certains projets.

L'open source est gratuit : Faux
C'est une des principales confusion, autour du mot anglais "free" qui signifie à la fois libre et gratuit. Mais le logiciel à code ouvert peut parfaitement être payant. Tout comme un logiciel gratuit peut parfaitement être propriétaire. Et dans le domaine des solutions d'intelligence d'affaires, les principaux éditeurs cités ci-dessus sont devenus adeptes de "l'open source commercial". Ils laissent à disposition une version "communautaire", totalement gratuite, mais souvent en retard de quelques fonctionnalités et moins complète que leur solution "entreprise", commercialisée avec un contrat de support, indispensable dans le cas d'une utilisation professionnelle.
L'avantage est que vous pouvez télécharger et tester à loisir la version communautaire, développer votre application, et passer à la version propriétaire lorsque votre projet atteint sa maturité. Puis souscrire alors à un contrat de support. Mais ne l'oubliez pas, les éditeurs open source sont des entreprises comme les autres, elles payent leurs salariés, les loyers de leurs bureaux, leurs dépenses de marketing, etc.

L'open source est plein de bugs : Faux
En tous cas pas plus que les logiciels propriétaires ! Et plus un logiciel à code ouvert est diffusé, plus importante est la communauté de ses utilisateurs, plus les erreurs éventuelles seront détectées rapidement; et peut-être même corrigées directement par la communauté avant que ces corrections ne soient intégrées par l'éditeur. En revanche pour choisir un bon logiciel open source, mesurez la taille de sa communauté et son dynamisme sur les forums; c'est le meilleur indicateur de la qualité des développements.

Les éditeurs open source ont moins de moyens de R&D : Vrai
C'est incontestable. Ayant moins de revenus puisqu'ils ne vendent pas de licences, ils investissent moins directement en recherche et développement. Mais ils bénéficient en revanche de l'ensemble des développements de leur communauté. Et parfois cela peut représenter des milliers de jours/hommes par an, qui sont offerts par les utilisateurs à l'éditeur. Son rôle est alors de vérifier les développements et de les intégrer à son code principal. Alors sans doute les éditeurs open source sont-ils un peu moins à la pointe des technologies du futur, mais ils répondent parfaitement aux besoins des entreprises d'aujourd'hui et leur écosystème les fait progresser chaque jour.

L'open source est concurrent des technologies propriétaires : Vrai
Complètement ! Et depuis plusieurs années, de nombreuses entreprises ont choisi de remplacer ou de compléter leurs outils d'intelligence d'affaires par des solutions open source. Ce n'est jamais un choix purement idéologique, mais cela résulte d'une comparaison point par point des avantages et inconvénients de chaque modèle. A vous d'en faire autant ! Et il est tout aussi absurde de choisir idéologiquement de l'open source que de l'écarter idéologiquement.
Du point de vue fonctionnel, les solutions sont comparables. Certaines sont meilleures que d'autres, tout comme les solutions propriétaires. A vous de les comparer, mais elles sont aujourd'hui au même niveau que bien des solutions propriétaires.

En choisissant de l'open source, je prends un risque pour ma carrière : Vrai et Faux
En allant travailler tous les matins, vous prenez un risque pour votre carrière. C'est vrai. Mais choisir une technologie ouverte ne vous fera pas courir un risque plus important que de choisir une technologie propriétaire. A moins que vous ne soyez un professionnel plus attentif à sa carrière future qu'à la qualité de son travail quotidien, vous devez choisir ce qui est le mieux pour votre entreprise. Il y a quelques années un CIO allemand m'expliquait qu'il choisirait SAP pour son entreprise uniquement parce qu'il n'avait pas encore dans son CV de mise en place de SAP… Mais de toutes façons, le jeu des fusions-acquisitions fait qu'aujourd'hui si vous choisissez X, il y a des chances qu'il soit racheté par son concurrent Y ou par Z. Vous aviez choisi Business Objects parce qu'ils étaient les meilleurs amis du monde avec Oracle ? Pas de chance, c'est SAP qui l'a racheté. Et Oracle promeut depuis son offre maison.

Le service client est moins bon autour de l'open source : Faux, mais il est différent
Si vous choisissez de vous débrouiller seul, vous n'aurez pas accès à une "hot line" pour répondre à vos questions. Vous utiliserez les forums sur Internet et la communauté vous répondra. Mais il faudra aussi apprendre à répondre de temps en temps à votre tour. C'est un système d'échange, pas d'achat.
Si en revanche, vous choisissez de souscrire à un contrat de support auprès de l'éditeur, vous vérifierez alors dans le contrat proposé que les conditions de réponse à vos attentes sont bien remplies.

Voilà, j'espère avoir contribué modestement à éclairer certains a priori québécois sur les technologies à code ouvert. Utilisez les commentaires ci-dessous pour partager vos idées ou poser vos questions, c'est aussi cela l'open source. Et je formule le souhait que du côté des éditeurs comme des utilisateurs, les esprits s'ouvriront dans les prochaines années.

Idée révolutionnaire

Et si après le conflit étudiant qui se règlera dans les prochaines semaines, nous l'espérons tous; et si le carré rouge devenait alors le symbole des professionnels des TI qui défendent une comparaison objective et indépendante entre les technologies ouvertes et les technologies propriétaires. Ce serait une belle réutilisation pacifique des milliers de mètres carrés de feutrine rouge qui seront alors disponibles.
Bientôt vous afficherez votre carré rouge au bureau pour dire à votre "CIO" que vous êtes attentif à ce qu'il ne choisisse pas l'une des deux approches par dogme, mais après avoir objectivement comparé les bénéfices de chacune pour votre organisation. Et s'il ne le fait pas, venez en réunion avec votre casserole !

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1.Posté par Michael ALBO le 28/05/2012 16:11
Comme toi, je mesure le fossé existant entre le développement rapide de l'Open Source en France (et en Europe) et le désintérêt que l'on constate au Québec. Je ne suis pas un défenseur inconditionnel de l'Open Source mais ce paradoxe m'interroge tout de même.

Je soumets à tes lecteurs deux raisons supplémentaires à la liste que tu nous proposes :
1/ l'absence de certifications éditeurs dans le domaine de l'Open Source. En Amérique du Nord, les solutions propriétaires sont bien plus intégrées aux cursus universitaires qu'en Europe (qui favorise l'usage des solutions Open Source par les étudiants) ... à tel point que les certifications éditeurs font parfois partie intégrante des diplômes délivrés. Un étudiant possédant une certification éditeur devient un ambassadeur naturel des solutions propriétaires associées dans son entreprise et a moins de chances de proposer une alternative Open Source.
2/ l'absence de soutien des pouvoirs publics. En Europe (et en France en particulier), l'utilisation précoce de solutions Open Source sur des projets de taille importante s'est faite grâce à la "bienveillance" des grands comptes publics qui ont favorisé l'utilisation des solutions Open Source dans le cadre des appels d'offres. Ces opportunités ont fait la démonstration de la robustesse des composants Open Source sur de vastes projets comme l'équipement d'un ministère. Cette préférence pour l'Open Source a ainsi permis la création et le développement de nombreux intégrateurs spécialisés et d'éditeurs leaders de la BI OS sur le sol européen. Alors que l'environnement européen a été favorable à la création d'un écosystème Open Source commercial, l'Amérique du Nord a fait le choix de favoriser la croissance de ses éditeurs leaders.

J'espère que les autres lecteurs compléteront mon propos et fourniront d'autres raisons au retard des solutions Open Source sur le sol québecois.

2.Posté par Jean-Benoit Richard le 28/05/2012 16:39
Allo,

Je ne comprend pas pourquoi au Quebec, on est aussi lent à intégrer les solutions Open Source. Chez Hureca, On est presque à 100% en open source. Et c'est merveilleux!


3.Posté par Philippe Nieuwbourg le 28/05/2012 21:22
Les grands esprits se rencontrent, parait-il :-)
A lire dans Le Devoir aujourd'hui une lettre ouverte sur l'usage du logiciel libre pour économiser de l'argent dans l'administration québécoise.
Un autre article, signé Fabien Deglise (réservé aux abonnés) est à lire sur : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/351040/le-logiciel-libre-pour-resoudre-la-crise

4.Posté par Alain Veillette le 29/05/2012 06:48
Et peut-etre aussi quelques autres raisons, qui s'additionnent au reste: en Amérique du Nord, nous sommes peut-etre un peu moins "anti-monopole" que la communauté TI en Europe, ce qui a été longtemps une raison de renier les succès des grands éditeurs et a favorisé la prolifération de l'open source. Les différentes poursuites anti-trust en Europe contre Microsoft en sont un bon exemple. On s'accomode très bien ici des succès des grands éditeurs, et je dirais même que, pour avoir conduit quelques appels d'offres pour des choix de solutions BI pour mes clients, la solidité et positionnement de l'éditeur et de ses produits est un critère très important lorsque vient le temps de faire un choix pour les années futures.

Un autre critère souvent considéré, est la disponibilité des ressources locales déjà expérimentées avec la technologie choisie. Alors c'est le jeu de la saucisse Hygrade, plus de gens connaissant les technologies des grands éditeurs, plus les choix seront orientés vers ces solutions, et plus les choix seront orientés vers les grands éditeurs, plus de ressources locales seront disponibles...

Enfin, il existe certaines alternatives "pas trop couteuses" qui compétitionnent admirablement bien avec l'open source (qui n'est pas gratuit comme l'a indiqué si bien Philippe) depuis les 5 dernières années; le cas, par exemple, de la suite Microsoft SQL Server (qui vient avec un ETL, du reporting, de l'Olap, MDM, et même une BD !!) devient un choix logique très alléchant pour une PME voulant sauver des coûts, cherchant une intégration avec sa suite bureautique, tout en faisant affaire avec un fournisseur de renom qui investit des milliards chaque années en R&D et nouveaux produits. En y ajoutant Sharepoint comme portail de collaboration et pour le scorecarding/dasboarding, de plus en plus présent comme intranet d'entreprise, on se retrouve avec une suite BI complète d'un seul fournisseur, et avec qui les entreprises font déjà affaire. Tellement que même les grandes entreprises considèrent et optent de plus en plus la suite Microsoft pour leur BI.

Bref pas très scientifique car aucun sondage québécois n'existe (ce serait une bonne idée de recherche pour un étudiant en BI) mais tout de même basé sur mes 19 dernières années à oeuvrer en consultation dans le domaine de la BI.

5.Posté par Alain Veillette le 29/05/2012 06:59
L'article en référence a été sorti par l'opposition politique il y a quelques mois, pour en faire du capital politique... Car en fait, sur les coûts de la migration évalués à 1,4 milliard de dollars pour les 738 000 postes de travail, la très grande majoritédes dépenses (+70%) ira en main-d'oeuvre, et non pas en achats de licences... L'économie monétaire de l'open source ne serait donc pas de 1.4B$.

Bref rien contre l'open source, qui offre de très bonnes fonctionnalités, là n'est pas le débat, mais juste rectifier les faits et diffuser la bonne information, parfois les gros chiffres déforment la vérité.

6.Posté par Luc Vaillancourt le 30/05/2012 07:46
L'oeuf ou la poule... le titre aurait pu être "Les éditeurs de logiciels de type "Open Source Commercial" ignorent le Québec". Si on se met à la place de ces éditeurs, peut-être trouvent-ils que:

1. Même s'il existe plusieurs "intégrateurs", ils poussent les versions communautaires sans tisser de liens forts (=$$$$) avec les éditeurs originaux/leader des projets Open Source. Cela n'en fait pas des "partenaires d'affaires" aux yeux de ces éditeurs... ne leur donnant aucun argument pour y mettre des "marketing dollars"...

2. Le fait francophone de ce territoire en Amérique-du-Nord rend difficilement justifiable, surtout au début, une présence forte et adaptée de l'éditeur au Québec. Le Québec est toujours mal servi par les éditeurs de logiciels, propriétaire ou pas. C'est souvent de dernier territoire couvert... s'il le devient... (C'est pourquoi avec mon ancienne entreprise, Korem, nous nous sommes fait confier en exclusivité le Québec par MapInfo Corporation, incapable de bien servir le Québec même avec un bureau de 110 employés à Toronto).

Spatialytics fera des efforts pour bien représenter son partenaire d'affaires JasperSoft. À suivre.

PS : Je ne commenterai pas les liens faits avec la situation actuelle et le carré rouge...

7.Posté par Luc Boudreau le 31/10/2012 10:46
Je trouve dommage que Pentaho et ses projets ne sont pas mentionnés dans cet article. Je suis moi même lead du projet Pentaho Mondrian et suis basé à Montréal. Je vois aussi dans les commentaires ci-haut des connaissances personnelles. :)

Je crois que le problème d'adoption des logiciels open source est plus attribuable aux entreprises de consultation qu'aux dirigeants d'entreprises. Ces boites sont des partenaires de Microsoft, SAS, Oracle et j'en passe; cela crée un environnement où les technologies alternatives et montantes ne sont pas évaluées à leur juste valeur.

Je peux affirmer en connaissance de cause que les entreprises derrière le BI open source ne demandent qu'à être connues au Québec et ce n'est pas par manque d'intérêt envers la Belle Province. Notre embuche principale demeure la façon dont les projets IT sont gérés au Québec.

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